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L'ÉDUCATION PERMANENTE CHEZ LES FEMMES: UNE VUE INTERNATIONALE - BERIT ÅS ET SIDNEY PRATT
Le sujet de cet atelier s'appliquait à la fois aux femmes qui venaient au Canada à titre d'immigrantes et aux femmes canadiennes qui quittaient le pays vers l'étranger. La plupart des femmes qui arrivent au Canada sont liées à des hommes. Ceci a pour conséquences qu'elles se retrouvent souvent des ménagères isolées, des étudiantes ou des ouvrières, habituellement à temps partiel, ou dans des emplois de bureau ou semi-professionnels. Bon nombre de femmes aident leur mari dans la gestion d'un petit commerce. Un des besoins primordiaux de ces femmes se situe au niveau de l'apprentissage soit du français ou de l'anglais. Certaines sont analphabètes dans leur propre langue. Ce besoin essentiel efface souvent certains autres besoins très importants, telle une initiation aux lois canadiennes, une prise de conscience de leurs droits, une participation politique, une éducation sexuelle ou une initiation aux soins de la santé. Certains besoins sont plus camouflés encore; par exemple, le besoin de se créer des buts à long-terme, de développer une conscience de classe, de détruire les mythes et les stéréotypes. Des groupes travaillant avec des femmes immigrantes ont tenté d'intégrer ces notions au sein d'un contexte de socialisation. Quand ces femmes commencent à comprendre leur situation, elles deviennent plus courageuses. Elles se rendent compte que leurs problèmes sont partagés par d'autres femmes comme elles, et qu'elles ne sont plus seules. * * * * * |
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