L'ÉDUCATION PERMANENTE CHEZ LES FEMMES: UNE VUE INTERNATIONALE - BERIT ÅS ET SIDNEY PRATT


Berit Ås est professeur et socio-psychologue associée à l'Université d'Oslo, en Norvège. Elle a mené de longues recherches et possède une vaste expérience au niveau des préoccupations des femmes et de l'activité politique, oeuvrant soit à titre de député ou représentante au Parlement norvégien, au cours des dix dernières années. Le Dr. Ås a été professeur invitée de l'université de Halifax pendant quelques mois l'an dernier, et son influence a été importante.

Sidney Pratt a oeuvré pendant six ans au Brézil, à titre de professeur et d'agent de développement communautaire. Elle travaille depuis sept ans avec des femmes immigrantes de Toronto. Plus récemment, elle a joué le rôle de personne-ressource lors du Panel international sur les femmes émigrantes organisé par l'organisation des Nations unies lors de la Conférence de la mi-décennie sur les femmes. Sidney travaille présentement pour le ministère de la Culture et des loisirs du gouverne- ment de l'Ontario.

Le sujet de cet atelier s'appliquait à la fois aux femmes qui venaient au Canada à titre d'immigrantes et aux femmes canadiennes qui quittaient le pays vers l'étranger. La plupart des femmes qui arrivent au Canada sont liées à des hommes. Ceci a pour conséquences qu'elles se retrouvent souvent des ménagères isolées, des étudiantes ou des ouvrières, habituellement à temps partiel, ou dans des emplois de bureau ou semi-professionnels. Bon nombre de femmes aident leur mari dans la gestion d'un petit commerce.

Un des besoins primordiaux de ces femmes se situe au niveau de l'apprentissage soit du français ou de l'anglais. Certaines sont analphabètes dans leur propre langue. Ce besoin essentiel efface souvent certains autres besoins très importants, telle une initiation aux lois canadiennes, une prise de conscience de leurs droits, une participation politique, une éducation sexuelle ou une initiation aux soins de la santé.

Certains besoins sont plus camouflés encore; par exemple, le besoin de se créer des buts à long-terme, de développer une conscience de classe, de détruire les mythes et les stéréotypes. Des groupes travaillant avec des femmes immigrantes ont tenté d'intégrer ces notions au sein d'un contexte de socialisation. Quand ces femmes commencent à comprendre leur situation, elles deviennent plus courageuses. Elles se rendent compte que leurs problèmes sont partagés par d'autres femmes comme elles, et qu'elles ne sont plus seules.


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