Lettre adressee aux membres du Parlement

le 5 juillet 1982

Cher membre,

La conférence Les femmes et l'impact de la microélectronique commanditée par le Comité national d'action sur le statut de la femme, le Congrès canadien pour la promotion des études chez la femme, la Fédération canadienne des femmes diplômées des universités, l'Institut canadien de recherche pour l'avancement de la femme, a eu lieu à Ottawa, du 25 au 27 juin 1982 et a réuni plus de 500 femmes. Les participantes représentant des groupes communautaires, des femmes intéressées, des syndicats et des employeurs de toutes les parties du Canada ont voté leur appui aux résolutions qui suivent:

  1. Le plus grand impact de la microélectronique sera dans le secteur tertiaire où la majorité des femmes sont employées. On estime que plus de 40% des commis de bureau perdront leurs emplois. Étant donné qu'il y aura un grand besoin de formation et de recyclage; et étant donné que les employeurs n'ont pas assumé une part équitable des responsabilités de formation, les participantes de cette conférence ont résolu d'attirer l'attention des membres du Parlement au besoin urgent de contraindre les employeurs à prendre des mesures d'action positive pour former les femmes. Nous conseillons vivement que le mécanisme adopté pour forcer les employeurs à améliorer les chances des femmes comprenne la conformité aux contrats sans y être limité.

  2. Afin de rencontrer les défis de la technologie et de distribuer ses récompenses d'une manière juste et équitable, nous demandons aux membres du Parlement d'adopter en principe les droits énumérés ci-dessous.

  • L'introduction de tout changement technologique doit être négocié entre le syndicat et l'employeur là où un syndicat existe ou entre l'employeur et les employés.

  • La législation doit adopter la définition la plus large possible du changement technologique.

  • Toute information relative à l'introduction du changement technologique doit être accessible à tous les employés.

  • Le volume du travail ne doit pas diminuer à la suite du changement technologique; aucun employé ne sera mis à pied.

  • Les employeurs seront tenus de recycler les employés superflus.

  • Aucun employé ne devra subir une déqualification importante à la suite de l'introduction du changement technologique.

  • Il n'y aura aucune surveillance électronique ou technologique des employés.

  • Les employés auront droit de refuser un travail qui menace leur santé ou leur sécurité.

Nous les participantes à la conférence et membres des organisations commanditaires qui ont le souci de la justice, comptons sur vous pour faire suite à ces résolutions.

Pour de plus amples renseignements, communiquez avec le comité de la conférence:

Case postale 236, Succursale B.
Ottawa, Ontario
K1P 6C4



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