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Message de la présidente Les pressions exercées par les groupes féministes ont finalement abouti! Suite à de longs efforts, entrepris en juin dernier, le Secrétariat d'État a annoncé le 11 janvier 1984 que le financement du Programme des femmes augmenterait de 3, 3 millions $ par an à 15, 3 millions $ en 1987-1988. Les fonds seront employés à résoudre des questions d'intérêt national, à poursuivre des projets destinés à promouvoir la condition féminine au Canada et à créer une chaire de faculté dans une université canadienne, durant chacune des cinq prochaines années, pour encourager la recherche académique sur la condition féminine. Il y aura donc plus de fonds, donc plus de groupes financés, donc plus de besoins comblés (et notamment des recherches)! Les déléguées des groupes de pression ont à nouveau rencontré l'honorable Serge Joyal, secrétaire d'Etat, et l'honorable Judy Erola, ministre de la Condition féminine, le 17 janvier 1984, pour discuter de questions soulevés par l'annonce de cette augmentation. Le ministre de la Condition féminine a tenu à nous rassurer: son intention n'est pas que les programmes pour les femmes soient ségrégés. En fait, le ministre a pour mandat de coordonner activement les efforts des autres ministères fédéraux, qui doivent lui rendre compte de leurs plans d'action et de leurs affectations budgétaires pour ces programmes, pour qu'elle présente à son tour son rapport au conseil des ministres. Parce que la force politique des femmes s'affirme de plus en plus, nous devons ré-évaluer constamment nos objectifs et savoir clairement quels problèmes nous voulons résoudre. En même temps, nous devons protéger notre autonomie en consolidant nos assises. Les gouvernements ont des priorités... que les femmes n'ont pas. Les groupes féministes doivent continuer à se rencontrer, et à rencontrer le gouvernement, pour déterminer ensemble les priorités à adopter et pour mettre au point des mécanismes de consultation concernant des questions précises. Pour le CCPEF, ce processus de consultation a toujours été axé sur les besoins des femmes en matière d'éducation - élément crucial d'une amélioration de la condition féminine au Canada. En dépit des progrès, réalisés dans certains domaines au cours des 15 dernières années, les femmes n'ont guère gagne de terrain sur le plan de l 'indépendance économique. En fait, le fossé semble se creuser toujours davantage: de plus en plus de mères de familles monoparentales vivent au-dessous du seuil de la pauvreté... et ce partout dans le monde. Pour que les femmes participent à la vie
économique de la société et parviennent à un niveau
de vie correct, pour elles et leurs enfants, il faut que tous les secteurs
s'attaquent à la hausse du chômage provoquée par les
changements technologiques. Le rôle et les structures de
l'éducation doivent être élargis, pour assurer un
enseignement permanent et offrir des programmes de formation professionnelle,
de perfectionnement, et d'étude/travail. Et ces programmes doivent
être appuyés par des politiques d'action positive, de strict
respect des contrats, de congés de perfectionnement, etc. Sincèrement |
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