LA FEMME ET LA PHARMACODEPENDANCE - JOANNE COWAN-McGUIGAN


Joanne Cowan-McGuigan possède une maîtrise en travail social de l'université de Toronto. Depuis 1978, elle est directrice des programmes pour femmes de la Commission sur l'alcoolisme et la narcomanie du Nouveau-Brunswick. Elle est aussi l'auteur d'un article intitulé Alcohol in New Brunswick.

Les femmes du Nouveau-Brunswick ont demandé, en 1978, que des services soient organisés afin de venir en aide à leurs soeurs souffrant de pharmacodépendance. Le directeur de la Commission sur l'alcoolisme et la narcomanie a réagi à ces demandes en nommant une personne responsable de la mise sur pied de programmes appropriés.

La Commission emploie maintenant quatre femmes à temps plein dans sa division des Programmes pour femmes. Elles ont un double mandat: organiser des programmes pour venir en aide aux femmes pharmacodépendantes, et s'assurer que les traitements donnés soient bien adaptés aux besoins spécifiques de ces femmes. A part les programmes offerts, le service aide des groupes d'appui, qui partagent leurs idées avec les femmes, leur donnent des conseils et leur fournissent des renseignements. Les membres du personnel agissent en tant que confidentes.

La première priorité des Programmes pour femmes au sein de la Commission concerne l'éducation du grand public. Une telle approche aide les femmes souffrant de cette maladie à admettre leur dépendance. On croit que la pire chose à faire avec de telles femmes est de les cataloguer comme des patientes souffrant de troubles émotionnels et de les encourager à dépendre de drogues en leur donnant des médicaments, ce qui ne fait qu'à ajouter aux problèmes d'alcool.

Les personnes participant à l'atelier ont manifesté beaucoup d'enthousiasme face aux tactiques discrètes et efficaces mises de l'avant par les Programmes pour femmes et à l'encouragement qu'une telle initiative a donné aux femmes de la province.


LES FEMMES ET LA PERCEPTION D'ELLES-MEMES - FRANCOISE BOUDREAU


Françoise Boudreau est professeur au département de sociologie de l'université de Guelph. Elle se spécialise dans la sociologie de la santé et la sociologie médicale, dans la socio-psychiatrie et dans les relations familiales et inter-personnelles.

Françoise a fait mention de plusieurs études sur les stéréotypes que les femmes entretiennent sur elles-mêmes. Ces dernières ont tendance à sous-estimer leurs capacités, particulièrement dans le domaine des prises de décisions et de l'emploi rémunéré.

L'opinion qu'elles ont d'elles-mêmes semble liée à l'opinion positive que les autres se font d'elles et au sentiment d'être aimées. L'estime de soi des hommes, par ailleurs, semble plutôt lié au sentiment qu'ils exercent un bon contrôle sur leur vie et leur environnement. Les femmes professionnelles ont acquis plus d'estime de soi au fur et à mesure qu'elles ont appris à mieux contrôler leur propre vie.

L'éducation joue un rôle très important en ce sens, puisqu'elle augmente les chances d'atteindre un degré élevé d'indépendance et de contrôle. Toutefois, cette éducation doit tenir compte des développements émotionnels et physiques autant que du développement intellectuel. Bert Komzak, de Toronto, a fait la preuve que les femmes suivant des cours avancés de karaté ont acquis plus de confiance en soi, d'assurance et ont augmenté leur quotient intellectuel.

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