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POSSIBILITÉS D'APPRENTISSAGE CHEZ LES FEMMES
DOUBLEMENTS DÉFAVORISÉES
POSSIBILITÉS D'APPRENTISSAGE CHEZ LES FEMMES DE
MILIEU RURAL - SUSAN WISMER
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Susan Wismer possède une grande expérience
dans le domaine de l'éducation permanente et elle s'intéresse de
façon toute particulière au développement communautaire.
En tant qu'agent de développement communautaire rural au collège
St-Lawrence de Kingston, en Ontario, elle a travaillé sur des programmes
d'éducation communautaires, de développement des habiletés
littéraires, de développement économique et de
renforcement communautaire. Elle est co-auteur, avec David Pell, de
Community Profit, un livre décrivant les divers efforts entrepris
au Canada dans le domaine du développement économique
communautaire. |
Les femmes de milieux ruraux sont issues de diverses
régions du pays et vivent de différentes façons. Elles ont
cependant en commun le sentiment d'isolement et le manque d'accès aux
services offerts dans les régions urbaines. Il n'existe pas de grandes
possibilités d'apprentissage pour elles, en milieu rural. Ces femmes
doivent surtout apprendre par ce qui les entoure et tirer profit de leur
environnement - la maison, la famille et la communauté. Elles n'ont
aucun professeur; elles apprennent par des contacts et des dialogues avec leur
entourage et par une certaine interaction avec les membres de leur propre
communauté.
Cet atelier s'est penché sur l'élaboration de
stratégies et la disponibilité d'outils d'apprentissage en milieu
rural. Basé sur l'ouvrage de Paulo Freire, et gardant en tête le
rôle de la femme rurale au sein de l'économie de la
communauté l'atelier a tenu à analyser la nature et le contenu
des cours d'apprentissage pour les femmes de milieu rural. A l'aide
d'études de cas, d'expériences personnelles et de matériel
de fonds, les participantes ont tenté, ensemble, d'analyser leur
situation à cet égard au Québec, en Saskatchewan, à
l'Ile-du-Prince Edouard et au Labrador.
Certains membres de ce groupe éclectique ont
soulevé le point que les femmes ne devraient pas abandonner le
contrôle de projets qu'elles mettent elles-mêmes sur pied, alors
que d'autres ont argumenté qu'elles ne devraient pas entreprendre des
projets qui, éventuellement, vont entrer en conflit avec leurs
responsabilités familiales. Certaines participantes ont indiqué
qu'elles croyaient que les hommes ursupaient le pouvoir des femmes en termes de
direction; d'autres enfin ont précisé que les éducateurs
devraient limiter leurs services au domaine exclusif de l'enseignement formel.
VIEILLIR AU FEMININ - LOUISE DULUDE
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Louise Dulude est avocate et elle se spécialise
dans des recherches liées à la condition de la femme. Elle est
l'auteur de La Femme et la pauvreté, un rapport
rédigé pour le Conseil national du bien-être social, de
Vieillir au féminin, rédigé pour le Conseil
consultatif canadien du statut de la femme, et du rapport sur Les Femmes et
la réforme des régimes de pension, encore pour le CCCSF.
Louise effectue présentement des recherches dans le but de
rédiger un rapport sur les pensions alimentaires et le paiement des
allocations de soutien de famille. |
L'atelier français sur les femmes et le vieillissement
s'est très bien passé. Environ 30 personnes y ont
participé, certaines très activement. Dans un premier temps,
Louise Dulude a présenté un exposé sur les principaux
problèmes (omis ceux de la santé) auxquels doivent faire face la
plupart des femmes canadiennes âges de 65 ans et plus: solitude,
pauvreté, difficultés à créer des contacts
personnels ou des contacts sociaux. Selon Louise, ces problèmes ne sont
pas inévitables mais proviennent en grande partie du type
d'éducation donné aux femmes dans notre société.
Après cet exposé, les participantes ont
amorcé une discussion très animée. Le sujet le plus
débattu concernait l'allocation de bénéfices du Plan de
pension canadien et du Plan de pension du Québec aux femmes restant au
foyer. Certaines femmes ont indiqué qu'en reconnaissant le travail des
femmes à domicile, on ne contribuerait qu'à ralentir leur
processus d'intégration au monde du travail. Un deuxième groupe a
soutenu, pour sa part, que les femmes devraient obtenir dès maintenant
leur juste part et qu'il ne servait à rien d'attendre une autre
génération. |