Arrière-plan

Qu'advient-il des femmes dans la présente révolution technologique? Bénéficient-elles du progrès ou en sont-elles les victimes? Les travailleuses sont-elles orientées vers les nouveaux métiers ou perdent-elles la valeur même de leurs qualifications actuelles? Quelle part les femmes ont-elles dans les processus décisionnels des divers échelons, tant locaux qu'internationaux? Voilà quelques questions qui trottaient dans quelques têtes au cours de l'été 1981. L'effervescence mena à la tenue d'une première grande rencontre, le 27 septembre 1981, au Newcourt House du collège St-Laurent de Kingston. Convoquée par trois organismes nationaux (l'Institut canadien de recherches pour l'avancement de la femme, le Congrès canadien pour la promotion des études chez la femme et le Comité national d'action sur le statut de la femme), la rencontre devait regrouper une vingtaine d'Ontariennes, toutes actives sur la scène féministe. D'un commun accord, elles décidèrent qu'une conférence serait souhaitable et qu'elle devrait:

  • promouvoir une plus grande connaissance de la microélectronique et des problèmes qui y sont reliés;

  • encourager les participantes à définir un plan d'action personnel incluant des actions de revendication;

  • constituer un vaste carrefour d'échange des idées et des connaissances; et

  • faire connaître les avantages que présente la microélectronique, en particulier sur le marché du travail.

Un groupe de travail fut constitué sur-le-champ. Au cours des mois suivants, ses membres allaient concevoir la conférence, obtenir les fonds nécessaires, identifier les personnes-ressources, mettre sur pied un secrétariat, puis, au rythme de rencontres hebdomadaires et de centaines de conversations téléphoniques, découvrir les charmes discrets du travail d'équipe.

Parmi les préoccupations majeures:

  • élaborer un programme de conférence qui puisse satisfaire à la fois les intérêts des novices et ceux des femmes déjà bien renseignées;

  • identifier des femmes comme responsables d'ateliers pour tous les secteurs d'intérêt

  • faire en sorte que des Canadiennes de toutes les provinces puissent s'inscrire et être servies dans leur langue; et

  • atteindre une grande diversité de groupes d'intérêt.

Objectifs de la conférence

Une seconde rencontre eut lieu en février 1982 à l'Université Carleton d'Ottawa. Cette fois, le Manitoba, la Saskatchewan, la Colombie-Britannique, la Nouvelle-Écosse, le Québec et l'Ontario furent représentés. Trois objectifs furent précisés:



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