Formation sur place ou à l'extérieur: Les implications pour les femmes

Animatrice:
Carol Armatage, agent de formation
en systèmes

Invitées:
Sher Anderson, coordonnatrice
de l'emploi des femmes, CEIC,
Saskatchewan

Deanna Melnychuck, directrice,
Groupe des services administratifs,
Northern Telecom

La formation sur place se définit généralement de façon étroite, en fonction des besoins immédiats. Par conséquent, elle ne se transfère pas facilement à d'autres organismes. En plus d'être le plus souvent la prérogative de candidats à des postes de gestion, elle est dominée par des attitudes masculines et exclut la plupart des femmes.

Le problème est accru par la tendance des femmes à éviter la formation, pour plusieurs raisons dont leur angoisse des mathématiques. Finalement, la formation sur place est en fonction directe de l'état financier de l'entreprise: lorsque les temps sont durs, les programmes de formation sont éliminés ou réduits.

La formation à l'extérieur présente d'autres inconvénients. D'une part, les écoles ne peuvent pas prévoir les besoins. Ainsi, la formation est souvent désuète. Les cours réguliers à plein temps sont coûteux et les listes d'attente, très longues. Peu de noms de femmes apparaissent sur ces listes parce qu'elles ont trop souvent été mal conseillées dans les écoles secondaires.

Action

  • Les groupes de femmes doivent exercer des pressions auprès des gouvernements pour que les femmes qui veulent une formation en technologie puissent recevoir des bourses d'études.

  • Certaines femmes qui bénéficient du bien-être social n'ont accès qu'aux cours du gouvernement. Il faut exercer des pressions pour améliorer le counselling et le soutien financier.

Transfert de compétences/mobilité professionnelle

Animatrice;
Eileen O'Neill, CEIC

Conférencière;
Sharon Varette, experte-conseil
principale en recherches, Abt
Associates of Canada

L'écart s'élargit-il entre les bas échelons et les échelons supérieurs du bureau à haute technicité? La formation des femmes a porté sur le traitement de textes, un travail sans grands débouchés à long terme. On ne tardera pas à voir la capacité de reconnaissance et de synthèse de la parole des ordinateurs éliminer une grande partie du travail au clavier. Pour être vraiment mobiles et quitter les bas échelons, les femmes devront acquérir une formation en informatique tout en poursuivant des études plus larges dans leurs propres domaines d'intérêt. Les habiletés de raisonnement, la planification, les communications, le design et l'écriture sont autant d'avenues à explorer.

Action

  • Le Canada devrait s'inspirer du modèle norvégien et établir un institut indépendant de recherches sur le travail pour documenter les changements qui s'opèrent dans le monde du travail et prévoir les besoins. Les femmes doivent exercer des pressions auprès du gouvernement pour qu'un tel institut devienne une réalité.


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