ÉVALUATION

Les réunions dans les deux langues officielles ne sont jamais aisées. Pourtant, l'une des interprètes a signalé que jamais elle n'avait vu un si bon équilibre entre anglophones et francophones. En dépit des problèmes de microphone et de traduction simultanée, et de l'impossibilité d'avoir des services d'interprétariat pour tous les sous-groupes pour des raisons d'horaire, l'esprit était à la coopération et à la compréhension.

Pour toutes les participantes, cette consultation a été un processus fructueux d'apprentissage. Beaucoup ont découvert à quel point elles étaient capables de présider une réunion officielle ou un sous-groupe, de préparer un plan d'information pour la presse, de rédiger des communiqués, de faire fonction de rapporteur.

Un tiers des participantes ont répondu à un questionnaire d'évaluation sur cette rencontre de consultation. Dans l'ensemble, 25% d'entre elles ont jugé que la consultation avait été excellente, 56% l'ont estimée très satisfaisante et 19% satisfaisante. Elles ont loué le travail du Comité de planification et des organisatrices. Ce qui leur a plu: la structure de la rencontre, l'orientation des questions, l'élaboration d'objectifs clairs et précis, le souci de faire participer toutes les représentantes, l'occasion d'être directement en rapport avec les responsables des décisions gouvernementales. Toutefois, certaines participantes auraient aimé nous voir adopter une attitude plus ferme et nous ont reproché "nos faiblesses habituelles de femmes, qui ont peur de donner l'impression d'en vouloir trop."


Pour toutes les participantes, cette consultation a été un processus fructueux d'apprentissage.

Les participantes se sont dit enthousiasmées par tout ce qu'elles avaient gagné personnellement à vivre cet événement. Elles ont pu mieux saisir les processus, les structures et les politiques du Programme de promotion de la femme et ont pu présenter des recommandations. Elles ont fait l'expérience de rencontres politiques, dont le mouvement de la femme au Canada pourra tirer parti. Mais chose peut-être encore plus importante, l'événement a été pour toutes l'occasion d'être en contact avec d'autres femmes: les participantes ont puisé force et énergie à ce groupe si remarquablement uni. Les femmes des minorités ont pu se rendre compte que les autres femmes sont sincères quand elles leur proposent aide et appui.image

Cependant, il faut bien comprendre qu'il n'y a pas encore vraiment consultation entre les groupes de femmes et le ministre ou le Programme de la femme au Secrétariat d'État. Voici ce qu'en dit Jan Barnsley, du Centre de recherche des femmes, "consultation veut dire demander avis et conseils; pour avoir réellement un sens, une consultation doit avoir lieu avant qu'une décision finale ne soit prise, de sorte que les avis et conseils... puissent influencer la décision".

Cette rencontre n'a été en fait qu'une séance d'information; le ministre n'a posé aucune question, n'a demandé aucun conseil, et s'est contenté d'annoncer ses décisions concernant le financement et la dotation en personnel. Les groupes de femmes doivent faire pression maintenant pour obtenir de véritables consultations, afin d'influencer le cours des politiques au lieu de simplement réagir à ces politiques, une fois qu'elles sont annoncées.


Les femmes avaient été très mécontentes du déroulement et des résultats de consultations antérieures, dont l'ordre du jour et les participants avaient été choisis par des fonctionnaires .

Convergence Consultants, d'Ottawa, a organisé la consultation pour le Comité de planification.

Le Rapport final de la consultation peut être obtenu sans frais au bureau de l'ICREF/CRIAW, 151 Slater, pièce 408, Ottawa (Ontario) K1P 5H3 (613) 563-0681



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