Parler des
femmes
francophones
hors Québec
correspond aussi
à un groupe
social ayant une
histoire
distincte.

Ainsi, le point de départ de cette étude sur les femmes francophones hors Québec et l'éducation au Canada s'inscrit d'une part dans le mouvement visant à faire accéder les Francophones à l'éducation et, d'autre part, dans une analyse de la façon dont, depuis les années soixante-dix surtout, les femmes francophones hors Québec se sont prises en charge en tant que femmes. Car parler de leur accès à l'éducation exige aussi que l'on se pose des questions sur les conditions dans lesquelles elles vivent et agissent, étudient, travaillent et enfantent, questions habituellement exclues de l'histoire et de la sociologie des Francophones hors Québec. On tentera entre autres d'analyser la situation des femmes francophones dans les programmes d'enseignement et les obstacles auxquels elles se butent pour avoir accès à l'éducation. Les objectifs de cette étude, s'étendant sur deux ans, s'articulent autour des trois axes: une synthèse socio- historique de l'éducation des femmes francophones hors Québec; un portrait statistique de l'éducation des femmes francophones hors Québec; une étude des besoins des femmes francophones hors Québec en matière d'éducation et de formation. Ainsi, cette recherche sur les femmes francophones et l'éducation au Canada servira, nous l'espérons, à combler des lacunes importantes dans le domaine et à fournir des données sur la question. Pour de plus amples renseignements sur l'organisation de la recherche, n'hésitez pas à contacter à l'Université d'Ottawa, Linda Cardinal ou Cécile Coderre, chercheuses associées au projet, ou Chantal St.-Pierre, présidente du RNAEF et responsable du dossier.

THE CHOSEN FAMILY
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BUT I LIKE LIVING IN A RUT!!

Linda Cardinal et Cécile Coderre enseignent au Département de sociologie et d'études des femmes de l'Université d'Ottawa. Elles sont associées à l'étude "Éducation et francophonie hors Québec: le portrait des femmes" à titre de chercheuses principales.


  1. Pour plus de renseignements sur le RNAEF, se procurer la trousse d'information en écrivant au 50, rue Vaughan, Ottawa, K1M 1X1.
  2. Cf. trousse d'information du RNAEF.
  3. Cf. Ibid.
  4. Un certain nombre d'études ou d'articles réalisés par des intervenantes dans le domaine sont importants pour notre démarche, notamment, le rapport de recherche réalisé par Pauline Proulx, Femmes et Francophones: double infériorité, publié par la Fédération nationale des femmes canadiennes-françaises (1981), ainsi que le texte de Claire Mazuhelli (agente d'information au RNAEF), "L'accès à l'éducation des femmes francophones du Canada," dans Éducation et francophonie, vol.17, no.1, avril 1989.
  5. Voir Lucie Brunet et Chantal P. Cholette, "D'un siècle à l'autre: La Fédération nationale des femmes canadiennes-françaises," dans Canadian Woman Studies/Les cahiers de la femmes, hiver 1986, vol.7, no.4.
  6. Sur cette question voir l'intéressant article d'Angéline Martel "Resserrer l'étau de reflet et de l'ombre" Ibid., pp.94-96. Elle explique dans ce texte en quoi l'éducation a été pour les femmes un lien important de lutte contre l'assimilation, ce qu'elle nous présente entre autres à travers la vie d'Alice Trottier, membre de la Congrégation des Filles de Jésus venue s'installer à Edmonton en 1902.


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