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Un appel remplit toute la cafétéria: «Toutes les femmes qui travaillent en alphabétisation, qui se considèrent comme des féministes et qui veulent former un réseau de support, venez à cette table et mangeons notre dîner ensemble.» Ceci se passait à la «Literacy 2000 Conference», tenue à New Westminster, en octobre 1990. Ces femmes ont découvert qu'elles avaient une vision commune: elles s'identifient comme féministes et contribuent au mouvement des femmes à travers leur travail en alphabétisation. Elles se sont dévoilé un besoin commun: trouver l'opportunité de se parler entre femmes, de partager et de comparer leurs intérêts et expériences. Alors ont débuté des discussions et des projets pour rassembler divers groupes de femmes travaillant dans le milieu de l'alphabétisation dans toutes les régions du Canada. Pendant le dîner, ces femmes ont formé un comité qui a demandé au Congrès canadien pour la promotion des études chez la femme (CCPEF) de les supporter dans le développement du réseau et dans l'organisation de la conférence. Le CCPEF a accepté de les aider à mettre le réseau sur pied et à trouver les fonds nécessaires pour que la conférence ait lieu. Par son réseau de support et de relations déjà bien établi, le CCPEF a été très utile pour faire naître, sur une base solide, l'organisation du réseau des travailleuses féministes en alphabétisation. Ce comité d'organisation ad hoc, formé pour travailler au développement du réseau et à l'organisation de la conférence, s'est entendu pour donner le nom "FLWN" au réseau, en se disant que toutes les femmes qui travaillaient dans le milieu de l'alphabétisation comme apprenantes, travailleuses, chercheures ou bénévoles pourraient joindre le réseau. Leurs principaux buts étaient, premièrement, de créer un réseau de travailleuses féministes en alphabétisation et, deuxièmement, d'organiser une conférence nationale sur le féminisme et l'alphabétisation. Dans l'intervalle, un «Livre vagabond» a commencé à circuler auprès d'un petit îlot de femmes. L'idée du livre était de fournir aux femmes en alphabétisation, une tribune pour raconter leurs histoires et partager leurs sentiments, leurs idées et leurs expériences de travail en alphabétisation avec d'autres femmes. La liste des femmes intéressées par le «Livre vagabond» et par le réseau a grandi. Bientôt, il y a eu plusieurs livres mis en circulation et le moment était propice pour la mise sur pied de la conférence nationale et d'un comité fondateur. |
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