Formation et recyclage

Agent de synthèse:
Carmen Paquette, experte-conseil
en éducation des adultes, Ottawa

Dans l'ensemble, les participantes aux ateliers trouvent la situation actuelle plutôt désastreuse. Elles s'entendent pour dire qu'il faut cesser de recycler les femmes pour des tâches désuètes, et elles sont navrées d'observer que tant de femmes continuent à être orientées vers les postes de secrétaires. Le fait que les programmes gouvernementaux de recyclage soient perçus comme un dépôt pour les bénéficiaires du bien-être crée un grave problème.

Les participantes reconnaissent que des mesures ont été prises pour améliorer les conditions de formation et de recyclage, mais elles jugent ces mesures inadéquates par rapport aux besoins. À titre d'exemple: recycler les femmes pour le traitement des textes au bureau est un pas dans la bonne direction, mais ces fonctions seront désuètes à moyen terme. Ce n'est certainement pas une solution globale. Le recyclage par l'action positive est aussi un pas dans la bonne direction, mais cette mesure conduit les femmes aux postes de cadres moyens et ce sont précisément ces postes qui sont appelés à disparaître avec l'expansion des nouvelles technologies. Les participantes n'ont certainement pas suggéré l'abolition de l'action positive. Elles pensent cependant que nous devons en reconnaître les limites et examiner des avenues plus larges pour l'avenir. La Loi nationale sur la formation a été discutée. Les participantes ne croient pas que cette loi soit susceptible de beaucoup aider les femmes puisqu'elle est axée sur les emplois dans l'industrie, un domaine auquel nous n'avons pas encore plein accès. Les femmes, pense-t-on, risquent d'être négligées dans les applications de cette loi. La formation offerte par les fournisseurs est un domaine en expansion. Les employeurs sont cependant portés à limiter le nombre d'employés qui reçoivent cette formation sous prétexte que l'équipement est coûteux. Les participantes encouragent donc les travailleuses à remettre en question la distribution des fonds dans leur milieu de travail et à chercher à participer aux décisions affectant les dépenses et les sommes consacrées à la formation.

En comparant la formation sur place à la formation à l'extérieur, on a observé que la formation sur place est avantageuse parce qu'offerte sur le lieu de travail. Les participantes ont noté cependant qu'elle s'adresse souvent à ceux que l'on perçoit comme ayant du potentiel pour des postes de gestion, c'est-à-dire les hommes. La formation à l'extérieur convient souvent mieux aux femmes. Malheureusement, un grand nombre de femmes sont mal renseignées sur les cours et les conditions d'admission.



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