"La troisième question est de savoir si nos enseignants savent utiliser les ordinateurs ou, au moins, s'ils les connaissent assez pour apprécier leur potentiel. La familiarisation des enseignants doit, obligatoirement, précéder celle des élèves, au moins jusqu'à ce que les logiciels amènent les enseignants à seconder le processus d'apprentissage plutôt que d'enseigner comme dans le passé."

Sur ce dernier point, le professeur Rader signale deux dangers: la possibilité que les enseignants résistent à un système de changements dont ils sont exclus et le danger de la combinaison malheureuse de machines sophistiquées et de consommateurs non sophistiqués".

Ces deux points sont de première importance au Manitoba. Comme vous le savez, le gouvernement Pawley est une nouvelle administration qui en est toujours à la première année de son mandat. Il est rapidement devenu clair que le gouvernement précédent avait ignoré ou tout simplement négligé d'importants problèmes. Un de ces domaines est celui des ordinateurs en milieu scolaire. Au mois de mars, le ministre de l'Éducation Hemphill a formé un comité pour examiner la question des ordinateurs dans les écoles. Consciente des mise en garde du professeur Rader, Mme Hemphill ne voulait pas réunir "des machines sophistiquées et des consommateurs non sophistiqués".

Le rapport du comité n'a pas encore été rendu public, mais j'ai l'autorisation du ministre de vous dire que le comité n'y voit pas de problème dans la mesure où les ordinateurs sont considérés des aides techniques. Ceux-ci ont toujours eu leur place en éducation et les enseignants s'y sont adaptés sans peine.

Malheureusement, alors que les ordinateurs peuvent être employés comme aides techniques dans un premier temps, ils ne tarderont pas à pousser les enseignants et les étudiants vers une utilisation plus sophistiquée.

Beaucoup d'éléments portent à croire que, dans les écoles manitobaines, nous avons largement dépassé l'étape des aides techniques. Quinze pour cent des écoles du Manitoba ont déjà leurs propres ordinateurs et un autre vingt pour cent ont l'intention de s'en procurer avant la fin de l'année. Dans plusieurs divisions scolaires, les programmes du secondaire utilisent un réseau relié à un système informatique central.

Sans vouloir dévoiler le contenu du rapport du groupe de travail du ministre, je peux vous dire qu'il recommande vivement que de nouveaux comités soient constitués pour étudier les questions d'équipement et de programmes et qu'un comité s'assure qu'un nombre adéquat d'enseignants reçoivent une formation en informatique afin que la nouvelle technologie soit bien employée.



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