". .. La discrimination entraîne une utilisation non rentable des talents des femmes et un gaspillage de ressources précieuses."


Par. 45
Bien qu'il n'y ait aucune raison d'un point de vue physiologique pour que les responsabilités ménagères et familiales soient considérées comme essentiellement du ressort de la femme, pour que les travaux domestiques soient dévalorisés et pour que les capacités des femmes soient considérées comme inférieures à celles des hommes, le fait d'être persuadé du contraire perpétue l'inégalité et empêche les changements de structure et de mentalité nécessaire pour l'éliminer.

Par 48
...La discrimination entraîne une utilisation non rentable des talents des femmes et un gaspillage de ressources précieuses... En fin de compte c'est la société qui est perdante...

Par. 128
Les gouvernements devraient reconnaître qu'il est important et nécessaire d'utiliser pleinement la contribution que les femmes peuvent apporter à l'autosuffisance et à la réalisation des objectifs de développement national, et ils devraient adopter des dispositions législatives à cette fin. Il faudrait formuler et mettre en oeuvre des programmes permettant aux organisations, coopératives, syndicats et associations professionnelles de femmes, d'accéder au crédit et à d'autres formes d'aide financière, ainsi qu'à la formation et aux services de vulgarisation. Il faudrait créer des mécanismes consultatifs qui permettraient de tenir compte des points de vue des femmes dans les activités gouvernementales et créer également des liens solidaires avec les organisations locales de femmes, telles que les sociétés d'auto-assistance au développement communautaire et les sociétés d'assistance mutuelle, et les organisations non gouvernementales dédiées à la cause des femmes, afin de faciliter l'intégration de celle-ci au développement global.

LE CANADA APRÈS NAIROBI - 1985

A une conférence fédérale-provinciale des ministres responsables de la condition féminine à Halifax les 28 et 29 novembre 1985, les ministres ont endossé un communiqué où l'on retrouve:

"Nous, ministres responsables de la condition féminine au Canada, réaffirmons l'engagement de nos gouvernements de mettre en oeuvre la Convention des Nations Unies sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes. Nous endossons de plus l'objectif spécifique d'une pleine et égale participation des femmes à l'économie canadienne...

Une clé de l'égalité économique des femmes est leur égalité sur le marché du travail".

LE COMMUNIQUÉ CONCLUT COMME SUIT:

"Un engagement a agir

Aussi longtemps que le plein potentiel des femmes ne sera pas réalisé, l'économie canadienne ne se développera pas au maximum. Aussi longtemps que les barrières qui contraignent ce potentiel ne sont pas levées, le potentiel de tous les Canadiens et les Canadiennes sera limité.

Tous les gouvernements du Canada s'engagent à atteindre l'objectif d'une réelle égalité économique pour les femmes…"2.

À Nairobi et à Halifax en 1985, le gouvernement canadien a réaffirmé son engagement envers les femmes en accord avec les déclarations et conventions des Nations Unies. Il nous importe que la performance du gouvernement soit à la hauteur de ses paroles.

Citons encore une fois Condition féminine-Canada d'après un document du Congrès canadien pour la promotion des études chez la femme-1986, ci-haut mentionné:

"Les stratégies définies à Nairobi sont le prolongement des réalisations de la Décennie des Nation Unies pour la femme. Mais, faute de mesures de suivi, la Décennie et la Conférence pourraient n'être que de doux souvenirs. Les gouvernements se sont engagés à appliquer les stratégies. Mais, à moins qu'ils ne respectent leur engagement, elles resteront lettre morte. Il leur faut absolument transposer ces stratégies en mesures concrètes".



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