Cinq millions de Canadiens ne savent ni lire ni écrire à un niveau qui leur permette d'être autonomes dans notre société.* Tout Canadien a le droit fondamental de savoir lire et écrire. Vous pouvez nous aider. Lisez à vos enfants. Écrivez à votre représentant du Parlement. Travaillez comme volontaire pour l'alphabétisation. Faites un don.

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La Fondation canadienne
"Give the Gift of Literacy"
35 Spadina Road
Toronto, Ont. M5R 2S9
Téléphone: (416) 975-9366
Télécopieur: (416) 975-1839

   

L'industrie canadienne du livre et des périodiques patronne La Fondation canadienne "Give the Gift of literacy."
*Rapport Southam sur l'alphabétisation 1987.

Le désengagement de l'état.
L'état dans les années soixante et soixante-dix a été contraint d'investir dans différents programmes. Parallèlement, il a soutenu les groupes populaires par des subventions. Depuis quelques années, l'état cherche à se retirer de plus en plus de ces programmes sociaux. Le discours politique change aussi: les besoins de l'économie et du secteur privé priment sur les objectifs d'une société plus juste ou du développement de la personne. En éducation, la perspective est de plus en plus économiste et le discours sur 1'excellence qui introduit des valeurs de compétition subit une inflation sans précédent.

Le 6 décembre
1989, un homme
dans un délire
anti-féministe
abattait
quatorze femmes.

La confusion semée par les médias. Les grands médias d'information, la télévision en tête, deviennent de plus en plus des lieux de confusion des messages et de banalisation de la violence. L'image qu'ils projettent des femmes y est le plus souvent stéréotypée. Les groupes populaires et les groupes de femmes ont bien des difficultés à y émerger.

La pauvreté croissante des femmes. On savait déjà que les femmes ne gagnaient en moyenne que 57 % des revenus des hommes. On savait que les femmes âgées étaient parmi les plus pauvres de la société. Maintenant on apprend que la pauvreté frappe des femmes beaucoup plus jeunes.

Les résistances au féminisme. On a parfois l'impression que les rapports femmes-hommes se durcissent. Ils ont probablement toujours été aussi tendus. Mais plus de femmes parlent et plus la violence faite aux femmes devient visible. Alors qu'on vivait dans la honte, le mépris et les coups, aujourd'hui on les dénonce. Des femmes âgés révèlent aujourd'hui qu'elles ont été victimes d'inceste et d'agressions pendant des années sans mot dire.

Tous les jours, nous apprenons par les médias qu'une femme s'est faite tuer par un ex-conjoint frustré de ne plus être au centre de sa vie. Le 6 décembre 1989, un homme, dans un délire anti-féministe, abattait quatorze femmes et en blessait treize autres dans les salles de l'Université de Montréal. Les médias et les politiciens y ont vu un cas isolé de démence, mais le mouvement des femmes y a vu le symptôme exacerbé de la volonté de casser la volonté d'autonomie des femmes. La montée du conservatisme et les réactions brutales des anti-féministes sont bien réels et font partie du monde dans lequel nous travaillons.



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