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Formation linguistique, reconnaissance des titres de compétence et politique en matière d'immigration Beaucoup de femmes immigrantes et de réfugiées n'ont pas accès à des programmes de formation en langue en raison des pressions exercées par leur famille, ou parce qu'elles ne peuvent bénéficier de services de garderie ou d'autres services d'appui. Et même lorsque les femmes ont accès à des cours de langue, la qualité et la pertinence de ces derniers sont remises en question.
Nous recommandons que soient garantis des services d'appui adéquats, de façon que les femmes puissent participer à des programmes d'alphabétisation et de langues. Il faut entre autres tenir compte des besoins spécifiques des femmes handicapées, ainsi que de ceux des immigrantes, des réfugiées et des femmes appartenant à une minorité visible, indépendamment de leur citoyenneté ou de leur statut de résidente. Il faudrait de plus établir des mesures visant à évaluer l'apprentissage antérieur pour s'assurer de la portabilité et de la transférabilité des compétences, connaissances et diplômes acquis à l'étranger ou dans d'autres provinces. De surcroît, la nouvelle politique d'immigration doit être étudiée de près pour déterminer les répercussions sur la sécurité sociale et économique des immigrantes et des réfugiées. Assurance-chômage Le système prévu de prestations et de primes à deux niveaux pénaliserait les membres de la main-d'oeuvre les plus vulnérables, les femmes en particulier, et découragerait les employeurs d'embaucher ceux et celles qui ont en fait le plus besoin de travailler. De la même façon, en prolongeant la période prévue pour pouvoir être admissible aux prestations d'assurance- chômage, on ne reconnaît pas le caractère saisonnier de nombre d'emplois. Ainsi, les ouvriers agricoles n'auraient pas droit dans la plupart des cas à l'assurance-chômage si la période d'admissibilité était prolongée. De plus, les agriculteurs, y compris les femmes, n'auraient plus accès à un réservoir d'ouvriers compétents qui se verraient dans l'obligation de chercher un autre emploi couvert par l'assurance-chômage. Nous recommandons, par conséquent, que le fonds de l'assurance-chômage fasse à nouveau partie, et exclusivement partie, d'un programme d'assurance-chômage et que tous les membres de la main-d'oeuvre rémunérée, y compris les employé( e)s à temps partiel, le personnel temporaire, les travailleurs et travailleuses indépendants, les personnes travaillant à domicile et autres personnes occupant un emploi atypique soient admissibles à l'assurance-chômage. Garderies Nous recommandons, par conséquent, que le gouvernement fédéral élabore un Plan d'action à propos des garderies qui garantirait au Canada l'accès universel à des services de garderie d'ici à l'an 2005. Pauvreté |
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